h1_industrie_Russie

octobre 2009


Dans le cadre du colloque international organisé par l’Institut des régions ressources du Québec sous le thème « Ces pays où l’industrie forestière se porte bien », Monsieur Réal Desbiens, ingénieur forestier, faisait état de son expérience en Russie, où il a participé à la construction d’une nouvelle scierie.  Le conférencier a découvert dans ce vaste pays, un peuple pauvre mais fort instruit et au sein duquel le soutient de la collectivité était demeuré une valeur forte.

La possibilité forestière en Russie atteint les 635 millions de mètres cubes de bois, ce qui correspond à un peu plus de 14 fois celle du Québec. Actuellement, les forestières récoltent 119 millions de mètres cubes annuellement et le gouvernement Russe désire atteindre les 200 millions de mètres cubes d’ici une dizaine d’années.

Le régime forestier Russe interdit la récolte de peuplements forestiers qui n’ont pas cent ans.  De plus, ce régime oblige les forestières à assumer les frais de remise en production des sites récoltés.  Les industriels doivent s’assurer de prendre acte des demandes provenant des communautés locales, dans la planification et le suivi des opérations forestières.

La forêt boréale comporte des éléments propres aux pays où elle est omniprésente, lesquels éléments ont une incidence sur l’organisation du travail en forêt.  D’abord, la durée du jour et les conditions hivernales imposent certaines contraintes opérationnelles qui limitent le temps de travail en forêt à certains moments de l’année.  Sur le continent nord-américain, la forêt boréale passe entre le 50e et le 60e parallèle alors qu’en Europe, elle se concentre plutôt entre le 60e et le 70e parallèle.  En Russie, elle se distribue plus largement, du 50e au 70e parallèle.  À titre comparatif, la durée du jour le plus court de l’année est de 6h35 à hauteur du 55e parallèle alors qu’elle n’est que de 2h51 à celle du 65e parallèle.

La Russie dispose de ressources naturelles à la mesure de son vaste territoire.  Le pays occupe le premier rang en tant que producteur de pétrole et de certains minerais.  Mais l’éloignement des marchés rend certaines ressources moins rentables à exploiter.  À cela s’ajoute l’éloignement des grandes centrales industrielles, dans le cas du bois entre autre, ainsi que l’absence d’un réseau routier approprié.

Le pays comptait sur les exportations vers la Scandinavie pour générer des devises étrangères.  Or, cette pratique est devenue moins intéressante en raison des droits imposés.  L’État priorise maintenant des mesures visant la transformation du bois à l’intérieur de ses frontières.  Il est d’usage maintenant en Russie, de prévoir une usine de seconde et troisième transformation en accompagnement d’une scierie.  Le gouvernement russe entretient toujours une préoccupation de générer des devises étrangères.  Toutefois, la solution envisagée passe désormais par l’adhésion à la norme FSC, tel que le recommande Greenpeace.


Tous les articles<<
bas_colonne1

Regard sur le territoire forestier et sa mise en valeur en Russie

version imprimable
Environnement biophysique

Environnement biophysyque de la Russie
Occupation et mise en valeur du territoire

Occupation du territoire en Russie

s'abonner
retour_haut